Bienvenue au Château !

Edifice construit au XVIIIème siècle
(inscription au titre des Sites le 9 novembre 1943, et classement Monument Historique par arrêté du 2 octobre 1992)

Le château de Bretteville, établi à Bretteville Saint Laurent présente un exemple parfait d’architecture classique du début du XVIIIème siècle avec son ornementation et sa symétrie.

Mais c’est aussi une construction typiquement cauchoise par l’emploi de grès qui souligne la jolie brique rose.

Ce n’est pas en pierre comme cela se faisait beaucoup, que sont tous les bandeaux, les clés, les écoinçons et les frontons des baies, tous très largement moulurés, mais en grès bleuté, sans doute de Gueuteville. Sans doute construit vers 1730 /1732, il s’agit d’un emploi du grès très tardif.

Notre histoire

Succédant aux Baudry, seigneurs de Bretteville et d’Imbleville, présents au XVIIème siècle, Albert-Louis Asselin, le constructeur du Château était ici dès 1727 au moins. Conseiller du roi Louis XV en ses Conseils et Maître ordinaire de son hôtel, il était issu d’une famille de la bourgeoisie rouennaise ayant occupé des charges à Dieppe. Il avait épousé Marie Anne Romé, fille de François, Baron du Bec, président au parlement de Normandie. Albert-Louis Asselin se devait de bien marquer une récente accession à la noblesse par l’acquisition de terres et l’édification d’une somptueuse demeure. Avec les Asselin, Bretteville prend de l’importance et les fiefs de Bauville et de Saint-Just lui sont adjoints. Cela cependant ne dure pas, et par acte du 28 octobre 1739, ces diverses seigneuries sont cédées à Louis-Marie Duhamel, fils de Jacques Duhamel, seigneur d’Oissel, échevin de Rouen, qui avait fait une rapide carrière de magistrat, devenant en 1697 Président de la Chambre des Comptes, Aydes et Finances de Normandie. Son fils poursuivit l’ascension familiale : Conseiller au Parlement en 1717, il fut Président de 1718 à 1737 et pouvait s’intituler, Marquis d’Oissel, seigneur de Bretteville, Grainville-la-Renard, Bauville, Saint-Just, Brametot, Saane et autres lieux. Le Marquis de Miromesnil, garde des Sceaux de Louis XVI. En 1749 sa fille épouse Armand Thomas Hue de Miromesnil (1723-1796) alors Conseiller au Grand Conseil, plus tard Président du Parlement de Normandie et Garde des Sceaux du roi Louis XVI.

Sa carrière de chancelier est connue et on peut noter que lors de la suppression du Parlement, il refusa de présider le Conseil Supérieur créé par Maupeou. Cette période correspond aux heures les plus brillantes du château de Bretteville et de ses fastueuses réceptions. En 1774, le Président est appelé aux fonctions de Gardes des Sceaux qu’il conserva jusqu’au 8 avril 1787, lorsqu’il démissionna. La Révolution le vit à Montalet près de Mantes, mais aussi à Miromesnil et à Bretteville. C’est le 15 décembre 1792 qu’il acheva véritablement sa carrière par un bel acte de courage : il écrivit au Président de la Convention, s’offrant à assurer la défense du roi. Son offre ne fut pas retenue, mais son geste l’avait désigné aux violences des comités. Arrêté le 17 avril 1794, il fut conduit à Paris et ne du son salut qu’à la chute de Robespierre. Il mourut à Miromesnil le 6 juillet 1796. Son ombre plane toujours sur Bretteville où son buste de marbre blanc fait par Houdon en 1777 y avait été déposé par Madame Le Bret, sa fille et son héritière, qui mourut ici en 1728. Son neveu, le Marquis de Flers, hérita de Bretteville, puis le légua à son petit neveu le Lt Colonel, Vicomte de Courtivron. Son fils, le Comte André de Courtivron, remit en état le château après les ravages de l’Occupation. En 1989, le Comte et la Comtesse Alain-Xavier de Chavagnac rachètent le château de Bretteville qu’ils s’attachent aujourd’hui à restaurer et faire revivre.

Le parc et le jardin

Héritage du dix-huitième siècle

Le parc et le jardin du château de Bretteville présentent aussi toutes les caractéristiques du XVIIIème siècle. La maison elle-même s’inscrit dans un longue perspective Est-Ouest qui traverse successivement l’allée d’arrivée, l’avant-cour, la cour d’honneur, le salon central, puis les parterres pour finir par s’ouvrir sur l’horizon par un saut de loup ou « ah-ah ». Le seigneur des lieux marquait ainsi sa puissance sur le paysage jusqu’à l’horizon. On remarquera que les deux parterres de gazon dans l’avant-cour sont légèrement encaissés : c’est ce que l’on appelle des boulingrins, nom français venant de l’anglais « to bowl in green ».

Coté jardin, des ifs taillés évoquent les anciens parterres à la française, tandis que la statue en son milieu marque le point de jonction avec une seconde perspective perpendiculaire à la première. Après le parterre, on parvient au milieu du bosquet, dans une salle de verdure ovale avec de vieux marronniers autrefois taillés. De là, on peut remarquer le départ de deux allées d’anciennes charmilles. Enfin, on découvre l’ancien potager et le verger aujourd’hui agrémentés de « mixed border » de fleurs.

Plan d’accès

Nous situer

Château de Bretteville
76560 BRETTEVILLE SAINT LAURENT

Informations pratiques

Ouverture au public

La visite est guidée et comprend la cour d’honneur, la cour des communs avec son puits à mécanisme couvert, puis, à l’intérieur du château, l’escalier d’honneur, la salle à manger, le « salon d’entrée » et le « grand salon », le « salon rose ».

Les pièces principales sont ornées de belles boiseries, ont été remeublées.

Le commentaire inclut l’historique de la demeure et l’explication des décors.

Avant de repartir, les visiteurs peuvent se promener dans le jardin et le parc.

 Informations complémentaires et Tarifs

Ouvert aux visiteurs individuels du 1er Juillet au 31 août inclus, tous les jours de 13 h à 19 h, sauf le lundi.
Ouvert pour les groupes aux mêmes dates, sur rendez-vous.
Durée de la visite commentée : une heure environ.
Adultes : 6 €.
Jeunes de 10 à 18 ans et étudiants : 3 €
Enfants de moins de 10 ans : Gratuit.
Groupes : 5 € (adultes) ; 3 € (jeunes jusqu’à 18 ans et étudiants).

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